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Meaux, belle organisation en perspective !

"J'ai jamais compris les gens qui usent de leur regard noir pour faire souffrir les autres. Pourquoi quand ils le font, un sourire vicieux s'installe sur leurs lèvres ? Et comment peuvent-ils "jouir" en les voyant s'effondrer ?
Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'au fond, le peu de confiance qu'ils ont obtenu au cours de leur parcours s'envole en un clin d'oeil. Je sais ce que je dis car ça, je l'ai vécu pendant presque deux ans. J'ai subi les moqueries des autres pendant tout ce temps. Le peu de bonheur que j'avais se détruisait rien qu'avec leurs paroles.
Heureusement, j'ai su m'endurcir et aujourd'hui, ces mots me touchent beaucoup moins que quand j'étais "jeune".
Je n'ai qu'une chose à dire aux personnes qui subissent la cruauté des autres, à ceux qui se fracassent la gueule à chaque rire moqueur. Oui, je n'ai qu'une chose à leur dire : Don't worry, be APIE". Les gens que vous aimez, vos frotteurs de lampe seront toujours là pour vous.
Quelqu'un me l'a rappelé hier...

Une semaine intense de formation à l'école actuelle bilingue de Dakar (EAB) qui travaille sur les mêmes champs de la médiation et de classe
APIE. Deux conférences à destination des familles, une conférence à destination des professionnels de l'éducation,
de nombreux échanges et contacts, Ange, l'enseignant de la classe APIE qui regroupe 8 enfants de CP, CE2 et CM1 qui m'a longuement ouvert ses portes,
des rencontres institutionnelles, d'autres qui ne l'étaient pas... Bref, le temps est passé bien vite. Cette classe est la première à accueillir spécifiquement des enfants précoces en Afrique de l'Ouest.
Une école qui met en place des élèves médiateurs qui ont reçu une formation avec Brigitte Faofer, directrice de l'établissement.

Poser un regard sur sa culture, son système éducatif d'un autre lieu, d'une autre culture est toujours enrichissant.

Je souhaitais jouer gagnant / gagnant dans les échanges, je fus comblé. Ce qu'il en reste : La confirmation du lien étroit entre médiation, gestion des conflits et précocité intellectuelle. Les APIES ne supportent que difficilement une éducation fondée sur les punitions, la peur, l'humiliation, la soumission, d'où, si l'équipe le perçoit, ce malaise dès qu'il s'agit de gérer des transgressions de règles avec ses enfants là. Avec les uatres, les enfants standards, c'est la même chose, mais ils laissent moins de confiance en soi dans ces épreuves d'humiliation.

Expérience riche, cela faisait six ans que je n'étais pas parti à l'étranger travailler. Après la Mauritanie, l'Algérie, le Liban, voici la découverte bien partielle du Sénégal et de ses habitants. Un peuple joyeux, élégant, accueillant.
Jean-François Laurent
Jean-François Laurent quitte son île pour une semaine à Dakar au Sénégal et l'école bilingue qui développe un magnifique projet sur l'accueil d'enfants précoces. Après des contacts avec l'enseignant de la classe de cycle 3, J-F Laurent a été en lien avec la directrice qui lui a demandé de venir sur place.
Tous les matins seront consacrés à un travail de co animation de classe avec l'enseignant titulaire de la classe spécialisée dans l'accueil des enfants précoces ou comme J-F L les nomme : des APIES.
Les après-midi seront consacrés à des modules de formation et des conférences avec tous les acteurs du système : enseignants, parents, personnel d'éducation.
Les thèmes abordés tourneront autour de la précocité intellectuelle et la gestion de leurs émotions ainsi que leur gestion au quotidien dans la classe.
Une part importante des formations aura également pour objet la médiation scolaire et l'évaluation. Les problématiques d'autorité, de gestion des conflits, de gestion des transgressions de règles seront au programme.
Une semaine riche de rencontres, d'échanges...