Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 08:38
Bonjour,
    BE APIE à l'Ecole, j'aurais dû écrire "à l'école et au collège" prend forme. Le cap de la centième page a été franchi ce matin. Même si nous ne sommes pas dans une logique quantitative, la 100ème, c'est important.
     Après avoir développé comment les reconnaître à l'école, les écarts avec la maison, l'importance du chemin commun entre l'institution école et la famille, je viens de terminer plusieurs chapitres sur comment développer la confiance en soi dans la relation éducative, dans l'apprentissage et également dans la gestion des conflits.
     Ce livre vise à apporter des éclairages pour les enseignants et tous les éducateurs qui ont en charge des enfants précoces, c'est à dire tous les établissements scolaires. Ce que je développe pour ces enfants à besoins spécifiques est valable également pour tous les jeunes, mais particulièrement pour nos jeunes APIEs.
   Ci-dessous un passage du livre : 
Dans un conflit entre
un éducateur et un élève APIE
 
Au quotidien, le professeur ou l’éducateur (au sens large) doit gérer des transgressions individuelles de règles. Le premier point à vérifier est de vérifier que la règle soit clairement explicitée. Ces transgressions peuvent être un téléphone portable qui sonne de manière intempestive, un jeune qui répond au professeur de manière discourtoise, un élève qui ne fait rien, qui s’agite et fait du bruit, qui embête un camarade pendant le cours ou l’étude, qui écrit des graffitis sur son bureau… Bref, tout ce qui fait le quotidien d’un éducateur et de ses élèves.
- Premier cas de figure très courant, l’éducateur fait cesser la transgression en la relevant. Il peut élever la voix, mais à une condition, il parle de lui et non sur le jeune. Il peut utiliser l’humour, souvent un moyen de « décongestionner » la transgression tout en la relevant, en montrant qu’il n’est pas dupe. Surtout, il ne reste pas indifférent, le jeune augmentera le degré de la transgression jusqu’à intervention du professeur.
- Deuxième cas de figure, cela ne suffit pas, le jeune est « récidiviste », l’éducateur a le choix d’interrompre sa séance par un bref rappel à l’ordre. Soit la situation nécessite un « arrêt sur image » et le dialogue sera du type :
● « Voilà ce que je vois…
●  Voilà ce que je ressens…
●  Qu’en est-il pour toi ?...
● Voici mes besoins dans la situation ! …
●  Et toi, de quoi as-tu besoin pour poursuivre l’activité dans de bonnes conditions pour toi et les autres ? …
Bien sûr, la formulation des questions et besoins prendra une autre forme que celle présentée ci-dessus, mais il est important de franchir ces différentes étapes.
- Troisième cas de figure, la situation est pesante, mais l’éducateur se sent les ressources émotionnelles pour régler ultérieurement la situation, il peut proposer au jeune une solution de délestage : sortir cinq minutes, aller porter un document, faire une autre activité et traiter le problème en fin de séance, à l’intercours, en fin de journée… seul avec le jeune en utilisant les mêmes techniques de communication que sur le deuxième cas de figure, mais avec demande éventuelle de réflexion différée sur ce qu’il s’est passé et recherche de solutions pour l’avenir.
- Quatrième cas de figure, la situation…
Par Jean-François LAURENT - Publié dans : enfants "précoces" - Communauté : Surdoués et hauts potentiels
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 08:27

      Je ne peux pas m’empêcher de chercher le pourquoi de cette si grande sensibilité chez les APIEs. Est-ce leur intelligence qui en fait des êtres hyper émotionnels ? Est-ce parce qu’ils sont hyper émotifs qu’ils vont si vite dans leur tête ? En gros, est-ce la poule qui fait l’œuf ou l’œuf qui fait la poule ? Question …. Et je tourne autour de puis longtemps.22022010947

    Par chance, mercredi, lors d’un très beau colloque organisé à Meaux en région parisienne, j’ai rencontré et discuté avec un chef de pôle de psychiatrie : Vincent Mahé qui a une approche bien différente et si intéressante par les neuro sciences et l’étude du cerveau.

    Il expliquait des différences physiologiques entre le cerveau d’un APIE et le cerveau d’une personne standard : taux de myélinisation, matière grise… Je n’ose aller plus loin dans les détails, étant trop néophyte et inculte en la matière.

   Il me semble et je vous présente mes hypothèses, qu’il peut y avoir déjà deux aspects à prendre en compte pour expliquer pourquoi l’hyper sensibilité est une caractéristiques des APIEs, au-delà d’un QI supérieur à 130. Le premier aspect à prendre en compte :

D’un point de vue physiologique, le cerveau ayant des caractéristiques particulières quand il s’agit d’intelligence cognitive, qui ne s’arrête pas à la porte de la zone des émotions qui est également concernée par une plus grande vitesse de la circulation des informations, une plus grande densité des messages qui provoquent une masse plus importante des messages sensitifs et émotionnels à traiter, une plus grande quantité d’informations sur leur interprétation, d’où une hyper sensibilité.

D’un point de vue psychologique, la personne APIE ayant plus d’informations à traiter au quotidien, prend en compte de nombreux paramètres dans une relation, dans l’analyse d’une situation, d’une rencontre, d’un conflit, d’un événement douloureux de vie. Cette masse d’informations y compris contradictoires ne lui permet pas de voir clair dans l’analyse, de mesurer les risques, les chances. L’APIE a mesuré très jeune que tout est vanité, éphémère. A force de vivre les événements d’un point de vue émotionnel de manière « prismique », sur puissante, elle se sent submergée par la difficulté de la tâche, la gravité des événements, l’indicateur émotionnel grimpe en flèche et l’équation

       émotions x densité du message = hyper sensibilité

La personne perd confiance en ses facultés d’analyse, perd confiance en elle, développe une image très dévalorisée d’elle et en conséquence des comportements de type : inhibition, agressivité sur soi ou les autres, difficultés relationnelles, sur activité, isolement, …

 

Suite au prochain numéro.

       Bon week-end

                Jean-François LaurentP1010436.jpg

 

Par Jean-François LAURENT
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 14:57
    Jean-François Laurent, avant de se rendre à Meaux début mai, se rendra en Italie au congrès de la MLF (Mission Laïque Française) où il interviendra sur la précocité intellectuelle. Il relatera en duo avec Brigitte Faoder, directrice de l'EAB (Ecole Actuelle Bilingue de Dakar) où se vit un projet de classe APIE de cyce trois. En début d'année, J-F L s'est rendu une semaine à Dakar pour travailler sur ce projet de classe APIE.

 

 

 

affiche finale colloque meaux

Par Jean-François LAURENT - Publié dans : enfants "précoces" - Communauté : Quelle école pour vos enfants?
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 11:41
Bonjour,
    Avec retard, mais il l'a fait. Luc Chatel, ministre de l'Education Nationale a reçu les parents de l'enfant, si j'ai bien lu la presse nationale. Ces parents avaient besoin d'être reconnus dans leur statut de victime, c'est primordial. Un peu tardivement, mais il l'a fait.
    Peut-être que Luc Chatel a lu mon article !   " Je crois au père Noël ! "
      Bien à vous
                         Jean-François
Par Jean-François LAURENT - Publié dans : actualités - Communauté : Quelle école pour vos enfants?
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 09:06
Bonjour,
    Je me lève ce matin et écoute les actualités qui mettent en avant les agressions sexuelles dont ont été victimes des petites filles de moyenne section de maternelle par leur professeur. Outre l'horreur de ces actes, je voudrai revenir sur la violence de l'iNSTITUTION.
     Je dénonce depuis longtemps les violences dont sont victimes les élèves : entre élèves, avec les jeunes de l'extérieur, mais également la violence produite par l'institution sur ses propres "utilisateurs".
     J'ai dénoncé la violence de l'institution vis à vis de ses propres salariés ouvriers professeurs dont je faisais partie avec des inspections difficiles, mais également l'indifférence de l'institution pour reconnaître une personne qui partait. Je nommais mon cas où, après 30 années de service, je partais et aurais juste aimé recevoir un petit mot écrit qui me remerciait de tous les services rendus pendant ces trente années au service des jeunes. Une reconnaissance symbolique qui m'aurait fait du bien, mais elle n'est pas venue.
      Et voici ce qui me heurte aujourd'hui : Les parents de ces petites victimes présumées sont ignorées par l'Institution, une violence de plus, une souffrance de plus qui se rajoute à leur malheur. Ils ne sont pas reconnus en tant que victimes et totalement ignorés par le ministère de l'Education Nationale.
    J'étais en conférence vendredi soir à Meyzieu et je nommais le fait que, au delà des coups et des punitions, cris... la plus grande des violences, c'est l'indifférence.C'est ce que vivent ces parents et ils ne comprennent pas. Ils souffrent d'une double peine : peine pour l'acte direct sur leurs enfants, peine pour la non reconnaissance de l'acte par les responsables institutionnels visà vis d'eux. Si on se met à leur place, de quoi auraient-ils besoin ? J'anticipe et me dis : un appel téléphonique du ministre ou d'un responsable de très haut niveau du ministère, visite du recteur, mise à disposition d'un psychologue pour eux et leurs enfants, assistante sociale pour informations sur le déroulement de l'Affaire. J'aurais volontiers imaginé cet appel du Ministre ou d'un de ses proches collaborateurs qui présenterait ses excuses au nom de l'Institution, qui informerait des aides mises à disposition, de ce que va faire le Ministère vis à vis de leur employé incriminé ...
        Ils veulent juste de la reconnanissance...
     Afin d'être reconnus comme victimes, ces parents portent plainte contre l'Institution afin de se retrouver  comme victimes, ce qu'ils sont. Non, ils ne sont pas procéduriers, non, ils ne recherchent pas de l'argent, ils veulent juste être reconnus, aidés, considérés dans leur souffrance et celle de leurs enfants.
    Si le ministère a un travail à faire sur lui-même, c'est aussi celui de la reconnaissance des acteurs du système afin de minorer cette cascade de violence : 
       - Violence des élèves entre eux,
       - Violence des professeurs sur les élèves et vice-versa,
       - Violence de la hiérarchie sur ses professeurs,
       - Violence de l'institution sur les parents,
  L'Ecole souffre d'abord d'un manque de reconnaissance générale à tous les niveaux. Quand tout va bien, exprimons-le ! L'Education Nationale est peut-être en manque de chaudoudoux pour reconnaître ses acteurs dans leur malheur, dans leur existance,  être reconnue elle-même.
        Jean-François Laurent

 

jf calvi

Par Jean-François LAURENT - Publié dans : actualités - Communauté : Quelle école pour vos enfants?
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  • : Le blog de Jean-François LAURENT
  • : Présentation de mes activités de formateur, conférencier et écrivain dans les domaines de l'éducation : enfants intellectuellement précoces, HPI, EIP, APIE, ainsi que tout ce qui touche l'autorité, la violence, le conflit, les règles dans les établissements scolaires. Me retrouver sur le site : www.hommes-in-idées.fr
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